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Lundi, 23 Oct 2017
DESTINATION ECO

DESTINATION ECO

Nous vous invitons à un voyage responsable,
à une découverte discrète et respectueuse des lieux et des hommes, à partager l’intimité d’une Guadeloupe autrement.
association ......................................

URL site internet: http://www.guadeloupe-ecotourisme.fr E-mail: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Le manioc

Jeudi, 12 Mai 2011 13:39 Publié dans Produits du terroir
Le Manioc Le manioc, (manihot esculenta), famille des Euphorbiacées, originaire du Brésil... Le manioc pousse en Amérique du Sud et en Amérique Centrale. Cultivé en Guadeloupe depuis l’ère précolombienne, le manioc a été jusqu’à la fin des années 50, l’une des principales cultures vivrières des Antilles. Le manioc est un arbuste de 2 à 3 m. Il produit des tubercules qui peuvent atteindre plus d’un mètre et qui contiennent un suc très toxique. C’est pourquoi les gestes nécessaires à la préparation de sa faune observent scrupuleusement les étapes précises d’une tradition ancestrale qui s’est perpétué jusqu’à nos jours. Les racines, tubéreuses à chair blanche et à l'écorce brune, mesurent entre 30 et 50 cm de long et 5 à 10 cm de diamètre. Chaque tubercule pèse entre 2 et 5 kg. Les feuilles sont larges et composées. Il existe deux variétés de manioc : - le manioc doux (manihot opi) ou camannioc, aux racines (épluchées) et aux feuilles consommables directement - le manioc amer (manihot esculenta), le plus cultivé car son rendement est supérieur et plutôt dirigé vers l'industrie alimentaire; il est non consommable sans prétraitement : il contient des glucosides cyanurés toxiques qui sous l'effet d'une enzyme se transforment en acide cyanhydrique. Ce poison est éliminé par épluchage, lavage ou cuisson ou séchage au soleil ou fermentation. Il existe en quantité plus importante dans l'écorce qui est donc éliminée dans toutes les préparations.
Le manioc sert à fabriquer. Des kassaves au coco ou sans coco que l’on mange comme du pain De la moussache c’est le tapioca. De l’empois d’amidon pour empeser (amidonner) le linge ou comme remède contre les maux d’estomac. De la farine coco : farine moussache mélangé à du coco râpé grillé Bonbon « mouchach » : petit gateau fait avec de la moussache, du sirop de sucre et du saindoux. Découvrez les saveurs du manioc chez M Rabot Léandre à Deshaies ( voir rubrique bonnes adresses )
La transformation du manioc Les tubercules sont ensuite lavés et pelés manuellement, au couteau de cuisine ou à l'épluche-légumes. La bouillie de manioc essorée est mise en sac et passée au pressoir pour en exprimer le reste du jus empoisonné. Après cette longue et fastidieuse tâche, on passe les tubercules dans un broyeur de fabrication artisanale afin de les réduire en bouillie. Cette bouillie est d'abord essorée à la main. Le jus toxique recueilli ainsi est mis à décanter. Le produit de cette décantation, appelé "moussache", servira à confectionner les cassaves. Après arrachage, les tiges du manioc sont coupées en tronçons de 20 cm. Chaque bouture, une fois replantée, deviendra une plante adulte au bout de huit mois.

Les fruits

Jeudi, 12 Mai 2011 13:37 Publié dans Produits du terroir
Vous n’en connaissez que les plus connus : banane, mangue, fruit de la passion, coco, ananas, goyave … cependant le patrimoine fruitier des Antilles est riche de plus de 125 espèces fruitières. Si vous voulez en savoir plus cliquez ici http://caribfruits.cirad.fr/fiches_fruits )

Le rhum

Jeudi, 12 Mai 2011 13:33 Publié dans Produits du terroir
La fabrication du Rhum Beaucoup de distilleries ouvrent leurs portes au public parmi elles : la distillerie Longueteau, la distilerie Reimonenq … Certaines proposent une simple visite des chais d’autres la visite de l’usine. La matière première la canne : il en existe 128 variétés, le sucre accumulé en son extrémité inférieure doit être récupéré rapidement après la coupe pour éviter que sa concentration ne diminue, environ 10kg de canne donneront un litre de rhum. La récolte a lieu entre janvier et juillet. A la distillerie, la canne est parfois encore partiellement coupée à la main et acheminé par chariots. La tige coupée au ras du sol, repoussera en un an pour donner une nouvelle tige de deux à quatre mètres. Pressage et fermentation : les cannes sont déchargées sont lavées afin de les débarrasser de tous corps étrangers et de les ramollir. Puis elles sont pressées au moyen d’un moulin « le rolle » il s’en échappe alors le jus appelé vésou et un résidu fibreux la bagasse, qui sert de combustible pour alimenter la chaudière de la distillerie. Le vésou est filtré pour supprimer les résidus de bagasse. Il fermente ensuite dans de grandes cuves inox en 24 à 48h. Au final il se transforme en jus de canne fermenté titrant 4 à 5° d’alcool. Distillation : le jus est ensuite introduit dans des colonnes à distiller pourvues de plateaux et chauffés par le bas. A chaque plateau, la vapeur d’eau qui monte à travers la colonne s’enrichit en alcool. Par condensation de cette vapeur, on obtient « la grappe blanche » qui est le premier rhum à 70°. L’adjonction d’eau distillée ou d’eau de source, qui abaisse le titre du liquide et fait ressortir son parfum, va la transformer en rhum blanc. Cette opération est parfois précédée d’une réduction, on laisse « la grappe blanche » se reposer pendant 3 mois avant de la couper dans des foudres avec de l’eau distillée. Ensuite on brasse tous les jours ce mélange pendant un laps de temps variable ( 2 à 3 semaines ) en fonction du rhum que l’on veut obtenir : rhum blanc à 55° ou 40° destiné à l’embouteillage immédiat ou au rhum vieux. Vieillissement : Il se réalise en une ou deux phases. La première consiste à stocker le rhum dans de petits tonneaux de chêne importés de France ou des Etats Unis d’une contenance de 200l et souvent déjà utilisé pour d’autres alcools : bourbon, cognac, whisky. Chaque tonneau est chauffé afin que l’intérieur se fissure, permettant au rhum de pénétrer au cœur du bois et de se charger en tanin, on obtient ainsi un rhum couleur caramel. Le rhum est mis à vieillir dans des foudres. Après cette étape de vieillissement, qui peut durer de 18 mois à plus de quinze ans, le rhum est mis en bouteille et n’évolue plus. Classification Rhum blanc : embouteillé après distillation Rhum paille : 18 mois Rhum ambré : 3 ans Rhum vieux : 5 à 7 ans Rhum vieux hors d’âge : 8 à 12 ans Rhum vieux millésimé : 15 ans et plus Il faut le savoir : La différence entre rhum agricole et rhum industriel. Le rhum industriel provient de la fermentation et de la distillation de la mélasse ( sous produit de la fabrication du sucre. )
Les Rhums à privilégier Ils sont très bons et en plus ils se soucient de l’environnement ! Distillerie Longueteau Tous les jours lundi à vendredi 9h à 18h – week-end 9h à 13h De décembre à mai le dimanche uniquement – 0590 86 79 03 La distillerie artisanale Longueteau située à Capesterre sur le domaine de l’Espérance est la plus ancienne des 9 distilleries de l’archipel encore en activité. Elle conserve son fonctionnement ancestral, d’il y a 120 ans. Pas d’électricité, pas d’essence, ni même de pétrole : c’est encore la vapeur produite grâce aux résidus de la canne broyée ( la bagasse) qui actionne un piston vieux de 80 ans ! www.rhumlongueteau.com  Distillerie Reimonenq- Musée du Rhum. La fameuse distillerie de Sainte Rose, a été la première à traiter ses vinasses, il y a 30 ans. Elle recycle aussi sa bagasse qui sert désormais de compost. La distillerie ne fonctionne que 6 mois dans l’année, elle est fermée de juillet à février mais son espace le musée du rhum est ouvert toute l’année. Musée du Rhum - Bellevue Ste Rose - 0590 28 70 04 Distillerie Bologne La distillerie Bologne est la plus avancée en matière de démarche écologique globale. Ses déchets sont à la fois traités ( ils ne génèrent plus de pollution ) et ils sont revalorisés ( ils servent à produire de l’électricité ) Visite gratuite de 8h à 13h . www.rhumbologne.fr 

Le miel

Jeudi, 12 Mai 2011 13:28 Publié dans Produits du terroir
Le meilleur miel tropical; Le travail des abeilles est reconnu partout pour ses vertus thérapeutiques et nutritives. La Guadeloupe produit le meilleur miel tropical du monde, un palmarès exceptionnel méconnu . Une visite guidée avec Pierre Séjor , apiculteur médaillé « La Guadeloupe qui participe au concours national, dans la catégorie des miels tropicaux depuis 1999, a gagné ses lettres de noblesses, puisque sur les 20 médailles distribuées depuis, 19 ont été remportées par des Guadeloupéens. La Guadeloupe peut se vanter d’avoir le meilleur miel tropical du monde » Le parfum des fleurs « ici toutes les fleurs produisent du nectar. Certaines fleurs sont toutefois dominantes : le campêcher qui donne le premier de l’année, très clair ; le tendre à caillou ( tendacayou) de la Côte sous le Vent, de la famille des acacias qui donne du miel en mai ; puis en fin d’année, les surettes qui donnent un goût particulier, âcre en fin de bouche. Ces trois miel peuvent avoir l’appellation « miel monofloral », car ils contiennent au moins 60 % du même nectar. Puis il y a du miel toutes fleurs. Nos miels sont beaucoup plus parfumés et plus goûteux qu’en Europe »
Recettes Punch au miel Au lieu de sucrer votre punch avec du sucre ou du sirop, mettez y du miel . Cocktail Oüali ¼ de verre de lait de coco ¼ de verre de jus de maracudja ¼ de verre de jus de goyave ¼ de verre de vieux rhum ¼ de verre de miel Glace pilée Zeste de citron Agiter vigoureusement. Servir avec un zeste de citron.

Le chocolat

Jeudi, 12 Mai 2011 13:24 Publié dans Produits du terroir
Fruit du cacaoyer provenant du Mexique, le cacao qui signifiait « nourriture des dieux » a été introduit en Guadeloupe par les amérindiens. Sa culture a commencé dès le XVII siècle. Les Guadeloupéens ont toujours bu un onctueux chocolat chaud préparé à base de "bâton-kako"(bâton de cacao amer que l’on trouve sur les marchés), d’eau, de sucre et d’épices. Pourtant, la culture du cacao, toujours associée au café car poussant sur les mêmes terres, ne s’est jamais beaucoup développée en Guadeloupe, évincée par celle de la canne à sucre. La production commerciale de la précieuse fève avait même totalement disparue quand un artisan eut la bonne idée de faire revivre le chocolat guadeloupéen. Depuis 2000, la petite production oscille autour de 4 à 5 tonnes annuelles et s’oriente vers un chocolat biologique après avoir replanté 6 hectares de cacao de l’excellente variété ’’criollo’’ Comme les caféières, les cacaoyères exigent des arbres d’ombrage et ne produisent qu’au bout de plusieurs années. Bien soigné, un arbre adulte de quatre, cinq ans porte de 20 à 60 fruits par an qui poussent directement sur le tronc. Le fruit est une baie, la cabosse, mesurant 20 cm environ. Elle présente une surface rugueuse, de couleur jaune. A l’intérieur se trouvent en moyenne trente graines, disposées en 5 rangées et séparées par une pulpe blanche acidulée. Les fèves sont mises à fermenter, ensuite lavées et mise à sécher plusieurs jours. Lorsqu’elles sont bien sèches, elles sont grillées dans une petite chaudière en fonte, puis pilées dans un mortier. On obtient alors une pâte grasse qu’on pétrit sur une pierre plate avec un rouleau et on la modèle en forme de bâton de différents poids. Utilisé en petite quantité, « le bâton de kako » peut durer des années. Vous le trouverez sur les marchés.
Comment préparer votre chocolat avec votre bâton de cacao ? Râpez finement un morceau de votre bâton de cacao dans une casserole le faire fondre dans très peu de lait puis rajouter le lait au fur et à mesure, la vanille, un zeste de citron, le sucre, la cannelle.

Le café

Jeudi, 12 Mai 2011 13:18 Publié dans Produits du terroir

Découverte du café

L’histoire du café est parsemée de légendes fantastiques issues de tous les coins du monde. La plus répandue d’entre elles vient du Yémen et raconte comment le café aurait été découvert… par des chèvres ! Un jour qu’elles broutaient sur les terres d’un monastère, leurs bergers en égara quelques unes. Quant ils les retrouvèrent enfin, les chèvres mangeaient les baies rouges d’un petit arbuste et se trouvaient dans un état d’excitation inhabituel. Mis au courant, les moines préparèrent pour eux-mêmes une infusion à base de ces petits fruits rouges et constatèrent bientôt qu’ils se trouvaient dans le même état que les chèvres. Ils prient alors l’habitude de boire cette boisson étrange qui leur permettait de prier plus longuement sans ressentir les effets de la fatigue.

Un Jour, une branche couverte de cerises se retrouva sans le feu. Constatant l’agréable odeur qui s’en échappait, un moine eut le pressentiment qu’il venait de faire une découverte. Après avoir retiré les graines du feu, il les écrasa et se prépara une infusion noire : le premier vrai café baptisé « Kawa ».

La Guadeloupe et l'écotourisme

Jeudi, 12 Mai 2011 03:27 Publié dans Ecotourisme
Comment concilier le développement économique de la Guadeloupe, la protection de notre environnement et la préservation de notre identité ?

Le Label Parc national

Jeudi, 12 Mai 2011 03:08 Publié dans Ecotourisme

la Marque de confiance du Parc national de la Guadeloupe

La « Marque de Confiance » concrétise l’engagement du Parc national de la Guadeloupe en faveur du développement et de la promotion du tourisme durable.

Les grands hommes de l'Histoire

Lundi, 09 Mai 2011 19:45 Publié dans Culture et patrimoine
Ils ont fait la Guadeloupe !

De grands hommes ont marqué la vie sociale, culturelle et politique des îles de Guadeloupe.

- Le Chevalier de St. GEORGES, (Joseph BOULOGNE) Escrimeur Musicien (1739 - 1799) le MOZART Noir !

- Louis DELGRES, Héros Résistant (1766 - 1802) le Camicase de l’empire !

- Saint-John PERSE, Ecrivain (1845 - 1975) l’Ecrivain et poète Homme d’Etat

- Gratien CANDACE, Vice-Président de la Chambre des Députés (1873 - 1953) Le petit instituteur devenu Sous Secrétaire d’Etat aux Colonies

- Achille RENE-BOISNEUF, Député-Maire de POINTE A PITRE (1873 - 1927) Le fils d’ un ex-esclave émancipé, devenu politicien

- Hégésippe LEGITIMUS Député de la Guadeloupe (1868 - 1944) Premier Député de Couleur à l’Assemblée Nationale

- Gerty ARCHIMEDE, Député de la Guadeloupe (1909 - 1980) La première "Dame de Fer" de la Guadeloupe

- Marcel LOLLIA dit Vélo (1919 - 1984) Le plus grand des "Tambouyé" (Joueur de tambour) Guadeloupéen

Le Commandant Camille MORTENOL, Commandeur de la Légion d’Honneur (1859 - 1930) Le Guadeloupéen le plus décoré de l’histoire.
Le Chevalier de St. GEORGES, (Joseph BOULOGNE) Escrimeur Musicien (1739 - 1799) le MOZART Noir !

Guadeloupe 1745 — † Paris 9 (ou 10) juin1799.
Violoniste et compositeur. Fils de Georges Boulogne, un colon issu de l'émigration protestante, et de sa maîtresse Manon, il passe son enfance à Saint-Domingue. En 1755, il est à Paris. Il devient un remarquable escrimeur. En 1761 il est gendarme de la garde du roi. Il étudie la composition peut-être avec Gossec, le violon avec Leclair (d'après Fétis). Il est l’un des principaux violonistes du «Concert des Amateurs», créé par Gossec en 1769, et en devient le chef d'orchestre en 1773, quand Gossec prend la direction du «Concert Spirituel». Il joue un rôle remarqué dans la vie musicale de Paris comme violoniste, compositeur et chef d’orchestre, et négocie avec Haydn à propos des 6 «symphonies parisiennes ». Vers 1777 il est au service de la maison d’Orléans. En 1786 et 1789, il voyage en Angleterre. En 1790, il est capitaine de la Garde Nationale à Lille, où il organise des concerts et des exhibitions d'escrime. En 1793 il et colonel de la «Légion des américains du Midy» ou «Légion Noire» ou encore «Légion Saint-Georges», rebaptisée «13e régiment des Chasseurs à cheval» Supposé impliqué dans la trahison de Dumouriez, il est arrêté près de Clermont dans L'Oise pendant 18 mois. Libéré, il n'est pas rétabli dans son commandement. En 1796, il participe au débarquement de Saint-Domingue. Il reprend ses activités musicales en 1797. Sa carrière est toutefois limités par des préjugés raciaux.

Louis DELGRES, Héros Résistant (1766 - 1802)le Kamikaze de l’empire !

Louis Delgrès, a laissé son nom dans l’histoire pour le combat qu’il mena contre le gouvernement de Napoléon, acharné à rétablir l’esclavage aux Antilles en 1802.Louis Delgrès est né à Saint Pierre de la Martinique le 2 avril 1766. Il entre dans les milices en qualité de fusilier en 1783, est fait sergent en 1791 et une année plus tard devient lieutenant et sert à bord de la frégate La Félicité. On le retrouve à la Martinique sous les ordres de Rochambeau en 1783, lors de la défense de l’île contre les anglais. Il se distingue au combat le 20 février 1793, mais capturé par les ennemis, il est débarqué à Saint Malo, puis versé au bataillon des Antilles créé à Brest. Nommé Capitaine la même année, il participe au siège de l’île de Saint Vincent, où il est à nouveau fait prisonnier et conduit dans les prisons d’Angleterre. Libéré peu de temps après, il est nommé chef de bataillon le 1er octobre 1800 et s’embarque pour la Guadeloupe aussitôt. Delgrès apprend que des troupes françaises venues rétablir l’esclavage sont sur le point de débarquer. Le 6 mai la flotte française arrive à Pointe à Pitre, les troupes noires sont désarmées et emprisonnées dans les cales des navires. Et ce n’est qu’un début, car trois jours plus tard, les troupes esclavagistes se présentent en rade de Basse Terre.Pour Delgrès, la décision est prise ce sera la mort et la lutte plutôt que les chaînes de l’esclavage. Il harangue ses compagnons : « Mes amis, on en veut à notre Liberté, sachons la défendre en gens de cœur et préférons la mort à l’esclavage ». Puis aux militaires blancs il déclare: « pour vous, je n’exige pas que vous combattiez avec et contre vos pères, vos frères qui peut être se trouvent dans la division française ; déposez vos armes, je vous permets de vous retirer ensuite où bon vous semblera ». Il va sans dire que ses propos laissent les soldats de marbre. Mais sa décision de résister est bientôt connue dans les villages les plus reculés où des armées de civils se lèvent pour le rejoindre. Hélas ! Les combats tournent vite à l’avantage des militaires blancs et font des milliers de morts.Le 22 mai, au matin, Delgrès quitte le fort de la Poterne dans lequel il s’était enfermé, avec des centaines de soldats et de civils et se retranche à Matouba. Les combats continuent sous son impulsion. Malgré son courage, sa ruse et sa volonté, Delgrès est bientôt assailli. Mais pas question de pour lui de capituler. Avec une poignée de soldats fidèles il se donne la mort en faisant sauter un tonneau de poudre. Tragédie sur tragédie ; le 16 juillet suivant, l’esclavage est rétabli en Guadeloupe. Aujourd’hui Louis Delgrès a une plaque à son nom au panthéon. Extrait d’un arrêté publié à l’époque. Les termes de cet arrêté sont terribles de sens : Article 4 : Tous les hommes de couleur et noirs qui ne seront pas porteur d’un acte d’affranchissement de tout service particulier, sont obligés dans les 24 heures, et dans les 5 jours pour les bourgs et les campagnes, de sortir des communes où ils peuvent se trouver, pour retourner aux propriétés dont ils dépendaient avant la guerre… »

Saint-John Perse (Pointe-à-Pitre 1887 - Giens 1975)

Sa vie
Fils de colon, il passera son enfance en Antilles et en gardera l'amour de la nature luxuriante. Il arrive en France en 1899 et poursuit ses études à Pau et à Bordeaux et s'oriente vers une carrière diplomatique. Il sera secrétaire général aux affaires étrangères en 1933. Il est un grand voyageur, évite le milieux littéraires et se consacre à sa carrière. Il abandonnera ses fonctions officielles en 1940, destitué du gouvernement de Vichy et déchu de la nationalité française. Il part aux Etats-Unis où il participe à la cause de la résistance. Il ne revient en France qu'en 1957. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1960.

Son oeuvre
Éloges, 1911 ; Anabase, 1924 ; Exil, 1942 ; Pluies, 1943 ; Neiges,1944 ; Vents, 1946 ; Amers, 1957 ; Chronique, 1960 ; Oiseaux, 1963

Gratien CANDACE, Vice-Président de la Chambre des Députés (1873 - 1953). Le petit instituteur devenu Sous Secrétaire d’Etat aux Colonies.

Gratien Candace, né le 18 décembre 1873 à Baillif en Guadeloupe et mort le 11 avril 1953. Docteur es-sciences, Gratien Candace est élu député de la Guadeloupe sous la IIIème République, en 1912. Sous-secrétaire d’Etat aux Colonies en 1932-1933 dans les cabinets de centre-gauche d’Edouard Herriot puis de Joseph Paul-Boncour, il sera élu vice-Président de la Chambre des députés entre 1938 et 1940. Amédée Labique, maire de Vieux-Habitants en Guadeloupe assure sa formation et l'aide dans sa carrière politique. Amédée Labique est le candidat aux municipales opposé à Louis Adolphe Rollin qui, en octobre 1905, s'écria "A moi, Rollin triomphe, c'est le retour à l'esclavage" et tira un coup de revolver en l'air qui provoqua plusieurs morts et lui valut 10 mois de prison. En 1939, il prône l’union fraternelle de tous les Français et le 10 juillet 1940, comme 31 des 35 membres de la Gauche Radicale (les 4 autres sont absents), Candace vote les pleins pouvoirs à Pétain au casino de Vichy. Dominique Chathuant analyse très finement cet acte politique dans sa biographie de Gratien Candace, sur son site. Gratien Candace est perçu comme un représentant de l'Empire français au moment de son apogée. Il a cependant été très actif dans la réflexion sur l'empire colonial et l'organisation politique raciale au niveau international. Le fascicule intitulé "Le deuxième Congrès de la Race Noire en 1921" est signé "Gratien Candace, député de la Guadeloupe, président de l'Association panafricaine". Gratien Candace a été membre de l'Académie des Sciences coloniales fondée en 1822-1823. Reconnu par l'Académie comme membre fondateur, il est auteur de plusieurs ouvrages et discours. Citons : la marine marchande et son importance dans la vie nationale, Payot, 1930 ; La Marine de la France. Marine Militaire. Marine Marchande, Payot 1938 ; Victor Schœlcher, l'abolition de l'esclavage", dans Comptes rendus mensuels des séances de l'Académie des sciences coloniales, n° 3, 1948, pp. 97-138. Décédé à Lormaye dans l'Eure-et-Loire, le 11 avril 1953, Le Monde du 14 avril 1953 et L'Echo Républicain de Chartres du 15 avril 1953 publient sa nécrologie.

Le Commandant Camille MORTENOL, Commandeur de la Légion d’Honneur (1859 - 1930. Le Guadeloupéen le plus décoré de l’histoire.

Sosthène Héliodore Camille Mortenol (1859-1930) est un capitaine de vaisseau français qui commanda la défense aérienne de Paris pendant la Première Guerre mondiale. Il fut le premier élève noir (guadeloupéen) reçu à l'École polytechnique (promotion X1880) Fils d'André Mortenol et Julienne Toussaint (issus de la classe modeste pointoise), tous deux d'anciens esclaves. Le jeune Camille se montre d'emblée brillant mathématicien. Reçu huitième au concours, il est l'un des premiers Noirs à être admis à l'école polytechnique, et fait une carrière exceptionnelle dans la marine. En 1914, Mortenol est âgé de 55 ans quand il est choisi par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, pour le seconder dans la défense de la capitale française. Gallieni avait pu apprécier le dévouement de Mortenol quand ils servaient ensemble à Madagascar. Mortenol est donc, dès 1915, directeur du service d'aviation maritime du camp retranché de Paris. II a la responsabilité de défendre Paris contre les attaques de l'aviation ennemie. Avec l'aide d'un service de renseignement éprouvé et d'énormes projecteurs de nuit, en particulier celui du Mont Valérien qui domine la capitale, il déjoue les attaques aériennes. Il est nommé en 1921 commandeur de la Légion d'honneur.
En savoir plus sur Mortenol : http://www.africultures.com/index.asp?no=3907&menu=revue_affiche_article

Gerty ARCHIMEDE - Première femme député guadeloupéenne

Avocate guadeloupéenne, elle est la première femme inscrite au barreau de la Guadeloupe. S'étant tournée vers la vie politique, elle a mené de front ses responsabilités d'élue locale et une action militante en faveur des femmes de son pays, tâche qu'elle à poursuivie jusqu'à la fin de sa vie.Pour améliorer la condition des femmes, elle crée en Guadeloupe une fédération de l'Union des Femmes françaises qui, par l'intermédiaire des comités implantés dans les communes, aide celle-ci à s'organiser pour obtenir l'application de la sécurité sociale, la retraite pour les travailleurs âgés et la promotion sociale des femmes guadeloupéennes. Elle les représente à de nombreux congrès internationaux et contribue activement à la transformation de la fédération U.F.F. en Union des Femmes guadeloupéennes. Elle met sa plume au service de ses convictions en signant des articles dans l'Etincelle, Cendrillon, la Guadeloupéenne et Madras.

Achille RENE BOISNEUF

Né le 9 novembre 1873 à Gosier (Guadeloupe). Fils naturel d'un ex-esclave émancipé en 1848. Brillantes études secondaires au lycée Camot de Pointe-à-Pitre où il obtient son baccalauréat. Se lance dans la politique à la fin du siècle en participant au "Comité de la jeunesse républicaine" fondé en 1891 par H. Légitimus. Il rompt avec ce dernier et quitte le parti socialiste en 1899. En 1901, il est élu Conseiller Général. Dés lors, et jusqu'en 1914, il se bat sans relâche, parfois avec une extrême violence, contre Légitimus dans le cadre d'un parti l'­« Union Républicaine » et d'une alliance avec G.Gerville-Réache. En 1904, il lance son journal "Le Libéral" dont les bureaux furent saccagés en 1906, par des partisans de Légitimus. Il riposte par la suite en tuant deux hommes. D'autres épisodes sanglants émaillent le parcours de René-Boisneuf qui devient maire de Pointe-Pitre en 1911. Entre 1913 et 1922 il est président du Conseil général. En 1914, puis en 1919, Boisneuf est élu député de la Guadeloupe (Grande-Terre). A partir de 1922 débute la "descente aux enfers". Il perd tour à tour tous ses postes électoraux et se débat dans de graves démêlés judiciaires mais, après un séjour en prison, peut redevenir maire de Pointe-à-Pitre (1926). L'opposition acharnée de son ancien compagnon de lutte, G. Candace, provoque un sérieux affaiblissement du "boisneufisme " en Guadeloupe. Usé, Achille René-Boisneuf meurt à Pointe-à-Pitre le 29 décembre 1927.

Hégésippe Légitimus
Homme politique guadeloupéen, né à Pointe-à-Pitre en 1868. Fils d'un marin pêcheur disparu en mer et d'une ouvrière agricole de Marie-Galante, il fut l'un des premiers noirs à accéder à l'enseignement secondaire. Boursier au Lycée de Pointe-à-Pitre, il y fonde le Comité de la jeunesse républicaine. Franc-maçon, socialiste, député à l’âge de 28 ans, il est à l'initiative du premier journal socialiste de l'île, Le Peuple, créé en 1891, et du "Terrible Troisième", parti des Noirs, ou "parti ouvrier de Guadeloupe" dont le programme, aligné celui des Socialistes métropolitains, comprend aussi des revendications raciales, n'excluant pas l'appel à la violence (cf la biographie de René-Boisneuf). Son choix de 1902 pour l'"entente Capital-Travail" qui effectue pour "assurer le relèvement général du pays" lui attire de nombreuses critiques. Après quelques années de combat politique houleux et non dénué de violences, il quitte la vie politique et s'installe à Paris après la première guerre, où il meurt en 1947.

Marcel Lollia dit Vélo, grand génie du ka, était un personnage charismatique de cette musique traditionnelle qu’est le "gwo ka. " Il fait partie de ces personnalités indissociables de l’histoire profonde de la Guadeloupe. Marcel Lollia, communément appelé Vélo était et est resté dans les pensées de tous comme étant un personnage hors du commun. Il faut embrasser les différentes facettes de sa personnalité pour vraiment comprendre qui était cet homme « inspiré par Dieu pour libérer les Guadeloupéens de l’esclavage à travers son gwo ka » : il était, à la fois, nomade, professeur, poète, orateur inspiré, et aussi, un percussionniste de talent. Un homme hors du commun Malgré sa rapide notoriété, il émanait de son être une réelle simplicité : il vivait avec très peu d’argent et n’avait pas de maison. C’est une certaine « madame augustine » qui l’hébergeait. Un génie analphabète, Vélo ne savait ni lire, ni écrire, pourtant ces textes étaient articulés comme de la poésie. Il était inspiré par des mots et des rythmes qui l’habitaient chaque seconde de sa vie et cela, jusqu’à sa mort. Sa seule raison de vivre, c’était sa musique tout autant que la communion qu’il établissait avec son public. La plupart du temps, on le rencontrait portant son tambour à travers la ville, à la recherche d’un endroit où jouer. Il jouait dans la rue Ses lieux de prédilections étaient les fêtes communales où il avait l’habitude de jouer avec son ami Arthème Boisbant. Cette animation attirait du monde et était rentable pour les marchands avoisinants. C’est ainsi que « madame Adeline » qui tenait un commerce le remarqua et lui demanda de pratiquer son art, devant chez elle pour attirer, de la clientèle dans son épicerie à Pointe-à -Pitre. Aujourd’hui encore de nombreux joueurs de tambours contemporains le respectent et perpétuent son style rigoureux permettant ainsi à la musique traditionnelle du Gwo Ka de perdurer. Une grande notoriété Un grand nombre d’anciens se remémore cet homme plein de vie et d’entrain un verre de rhum à la main, ce rhum qu’il aimait tant. Le 5 juin 1984, il nous quittait, gravement malade, en ayant tracé un chemin culturel vers les racines des guadeloupéens, celles du ka. A l’annonce de sa mort, une foule immense se rassembla pour l’accompagner jusqu’à sa mise en terre. Cette manifestation impressionnante d’attachement à ce personnage, permit à toute une population de confirmer le lien profond qui la rattache à son patrimoine ancestral, un patrimoine que les guadeloupéens perpétuent encore aujourd’hui à travers la pratique du gwo ka. Vélo lui-même le disait « Par l’esclavage, nous avons beaucoup subi mais avec le Gwo Ka nous finirons de subir un jour ». De nos jours, les manifestations liées au Gwo Ka sont principalement regroupées autour de soirées spéciales communément appelées les « léwoz », anciens rythmes guerriers conservés de la période de l’esclavage. Une valeur traditionnelle conservée. Actuellement, malgré la montée d’une société guadeloupéenne de plus en plus américanisée, le Gwo Ka persiste et demeure comme l’une des valeurs traditionnelles de référence au niveau de l’identité de la Guadeloupe. La renommée de Vélo en atteste. Alors qu’il est mort depuis 20 ans, ce « tambouyé* », de génie , continue, encore aujourd’hui d’habiter les pensées des joueurs de Gwo Ka guadeloupéens qui le considèrent comme le maître du ka de ces cinquante dernières années. * joueur de tambour

La case créole

Mercredi, 02 Février 2011 14:38 Publié dans Culture et patrimoine
La case créole aux Antilles et en Guyane La case créole, distincte entre mille autres habitats, a ses spécificités. Véritable pan du patrimoine, elle prend des formes diverses, selon que l’on se trouve sur les îles de Guadeloupe et de Martinique, ou sur le continent américain en Guyane. Elle fait partie intégrante de l’univers des Antillais et des créoles Guyanais et symbolise tout l’art de vivre propre à ces populations. Avant l’abolition de l’esclavage Le fruit d’un métissage culturel Née de la nécessité, dès 1635, à laquelle les colons ont été confrontés, de loger leurs esclaves Africains, dans un contexte déjà peuplé d’Amérindiens, premiers habitants de ces régions, la case aux Antilles et en Guyane est riche des influences variées qu’elle a subies au cours du temps. La spécificité des matériaux disponibles sur place et le climat tropical humide, propre à ces régions, conditionnent, bien évidemment, la construction de ce type d’habitat. Retour sur l’histoire d’un mode de vie. Un simple endroit pour passer la nuit Les premières « cases nègres », construites dès le 17e siècle, ont l’économie pour premier souci. Sommaire, cet habitat est avant tout un lieu pour dormir : le mobilier est inexistant, le couchage s’effectue à même le sol. Mais la case est aussi le seul endroit qui permet aux esclaves d’avoir un peu de répit après une journée de labeur passée aux champs de canne à sucre et de café. Alignées sur le même modèle, elles se ressemblent toutes. La personnalisation n’est pas à l’ordre du jour.

Un travail d’équipe Dès l’origine, les ressources naturelles du pays sont les premières mises à contribution pour que l’abri de fortune sorte de terre. Les palmiers font partie des principaux matériaux impliqués dans cette fabrication. Leurs troncs deviennent les planches, les poutres et les poteaux, tandis que leurs feuilles donnent à la case son toit et ses cloisons de paille. Selon l’endroit où se construit la case, on utilise des matériaux différents. Au détour d’un sentier, près d’un champ de canne à sucre, on verra des cases parées de feuilles de canne qui se balancent sur leurs toits, au gré des Alizés. Près d’une plage bordée de palmiers royaux, on trouve des cases faites avec leurs troncs. Après l’abolition de l’esclavage La case renaît L’abolition de l’esclavage en 1848 apporte un nouveau souffle à la case. Du lieu de tourments, de l’endroit où l’on contait ses malheurs, où l’on soignait ses blessures, où chaque réveil était lui-même un cauchemar, la case va devenir un habitat où la vie reprend peu à peu le dessus.


Le mobilier Créole La très grande majorité des meubles d’avant 1860 a disparu ( incendies, séismes, cyclones, parasites des bois, effets de mode…) Le mobilier créole se caractérise par l’utilisation du bois « jaune » et du bois de noyer. De plus la plaque de marbre couvrent souvent la majeure partie de la table ou du buffet. Le style créole Durant le 19ème siècle, les artisans commencent à travailler des bois locaux et créent leur style. Les lits à colonnes demeurent à la mode mais les meubles s’assombrissent Aujourd’hui l’influence de tous les styles mélangés à une style créole prédomine mais certaines techniques ont des spécificités en Guadeloupe : celle du placage ( refente du bois ), du vernissage à tampon ( différents de celui de la métropole )ou des meubles tournés.


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